Tu te souviens, c’était la fête…

Tu te souviens, c’était la fête…la fête de la Croix Bleue à Arcueil. Avant la dispersion de l’été, nous avions le désir de nous retrouver une fois encore avec nos conjoints, enfants et amis pour resserrer nos liens.

Tu te souviens, nous avions reçu cette si belle invitation…Et ce samedi soir est arrivé… et il faisait beau. En bavardant dans la cour nous avons dégusté, pour nous mettre en appétit, des cocktails sans alcool succulents et originaux. Pendant ce temps des amis s’activaient pour faire le feu pour les grillades. Le résultat a été parfait, à la hauteur des salades préparées par des mains de maîtres.

Tu te souviens comme les conversations et les rires allaient bon train –inoubliables instants de bonheur. C’était le moment des gâteaux variés, œuvre de nos nombreux pâtissiers, lorsqu’on nous réclama le silence pour écouter le message de notre amie. Nous avons alors partagé un intense moment d’émotion et d’écoute. C’est là que nous mesurons combien la Croix Bleue fait renaître l’Espérance et soutient chacun dans son chemin. C’est alors que nous comprenons combien notre présence est importante pour continuer à mener la lutte contre les ravages de l’alcool.

 

Le Message de notre Amie 

Je profite de l’occasion de cette festive pour vous dire « merci », je ne peux pas nommer toutes les personnes concernées, certains sont absents, mais ils se reconnaîtront. Merci de m’aider moi aussi à gérer ce problème d’alcool qui ne nuit pas à mon corps mais à mon cœur.

Je ne sais pas si vous pouvez imaginer combien vous m’avez apporté et m’apportez encore par le soutien que vous donnez à mon mari et donc à moi aussi et par l’intérêt que vous m’avez manifesté dans les moments extrêmement douloureux que j’ai traversé et dont je ne suis pas encore totalement sortie.

Je pense que  pour cela il a fallu que vous souffriez vous-même beaucoup.

L’image que j’avais des consommateurs excessifs d’alcool était pitoyable et bien peu charitable. Grâce à vous cette image a beaucoup changé : j’ai compris qu’il s’agissait d’une maladie comme une autre, peut-être plus dangereuse car plus perverse et non admise encore comme telle par bon nombre de personnes.

Non seulement vous soutenez mon mari pour qu’il sorte par sa décision de cette maladie, mais vous êtes pour moi des exemples  pour que je me batte pour sortir de la mienne, car il y a des choses transposables.

Alors, du fond de mon cœur fragile, encore une fois : merci.

 

F.

Tu Te Souviens ......